Le pourcentage est la partie visible. La base de calcul, la garantie, l'acompte et le délai de paiement décident de ce que le cabinet encaisse vraiment. Les pratiques du marché belge et français, et les clauses à écrire.
Un cabinet qui affiche « 20 % » et un cabinet qui affiche « 25 % » peuvent encaisser la même chose sur le même placement : tout dépend de la base de calcul, de la garantie et de ce qui est facturé quand. Cet article donne les pratiques que l'on rencontre sur le marché belge et français, puis les clauses à écrire pour que le montant convenu soit le montant payé. Pour le calcul lui-même, le simulateur d'honoraires donne le HT, la TVA et le TTC en direct.
| Type de mission | Pourcentage du brut annuel | Mode de facturation courant |
|---|---|---|
| Recrutement au succès, profils courants, volume | 15 à 20 % | 100 % au placement, garantie 3 mois |
| Recrutement au succès, profils techniques ou rares | 20 à 25 % | Parfois un acompte de 20 à 30 % à la signature de la convention |
| Chasse de cadres dirigeants (retained search) | 25 à 33 % | Retainer en trois fois : signature, shortlist, placement |
| Intérim et management de transition | Coefficient sur le taux horaire ou journalier | Facturation mensuelle sur relevé d'heures |
Ces fourchettes sont des ordres de grandeur constatés, pas des barèmes : il n'existe pas de tarif réglementé, et le code de conduite de Federgon encadre la transparence, pas le prix. Le pourcentage descend quand le client confie du volume ou l'exclusivité, monte quand le profil est rare ou la mission urgente. Un cabinet qui débute a intérêt à tenir son pourcentage et à jouer sur la garantie et l'acompte plutôt que de descendre sous 15 % : à ce niveau, un placement sur deux ne couvre plus le temps passé.
C'est la clause qui fait le plus de différence et qui manque le plus souvent. Trois bases existent :
Sur un fixe de 60 000 € avec 12 000 € d'avantages, 20 % donnent 12 000 € HT sur la base, 14 400 € HT sur le package. La convention doit dire laquelle, et ce qui se passe si le salaire réel diffère du salaire annoncé : la pratique est de facturer sur le salaire du contrat signé, avec un minimum d'honoraires quand le salaire est inférieur à la fourchette du brief.
Le recrutement « au succès » fait porter tout le risque au cabinet : le client peut arrêter la mission, recruter en interne ou geler le poste, et le travail de sourcing n'est pas payé. Trois mécanismes limitent ce risque :
Elle rassure le client et coûte cher si elle est mal écrite. Les paramètres à fixer :
Les honoraires sont des prestations de services soumises à la TVA : 21 % en Belgique, 20 % en France pour un client assujetti dans le même pays. Pour un client assujetti dans un autre État membre, la facture est établie hors TVA avec la mention d'autoliquidation et le numéro de TVA intracommunautaire du client. Les devis et conventions s'écrivent en HT, avec la mention « TVA en sus », faute de quoi un client peut soutenir que le montant convenu était TTC.
Depuis le 1er janvier 2026, la facture entre deux entreprises belges assujetties doit être électronique et structurée (réseau Peppol), avec une période de tolérance sur les trois premiers mois selon le SPF Finances : un PDF par e-mail ne suffit plus. Le cabinet doit émettre depuis un logiciel qui parle Peppol, ou pousser sa facture de placement vers sa comptabilité (Odoo, par exemple) qui l'émet.
Le délai de paiement entre entreprises est encadré par la loi belge du 2 août 2002 sur le retard de paiement (30 jours par défaut, extensible par contrat dans les limites de la loi) et, en France, par le Code de commerce (30 jours par défaut, 60 jours maximum). Le retard ouvre droit à des intérêts au taux légal majoré et à une indemnité forfaitaire de recouvrement, sans mise en demeure. Écrire « 30 jours date de facture, intérêts et indemnité conformément à la loi du 2 août 2002 » dans la convention et sur la facture rend la relance plus simple.
Une convention signée en ligne avant la première présentation vaut mieux qu'une convention parfaite envoyée après : la clause de non-contournement ne protège que si elle est acceptée avant que le client ait vu le candidat.
Dans Profilio, la convention signée par le client porte le pourcentage, la base et la garantie ; au placement, la facture se génère avec le salaire du contrat, la TVA du pays et les mentions légales, puis part vers Odoo pour l'émission en Peppol. Les honoraires peuvent être répartis en plusieurs échéances (acompte, solde) suivies séparément, et la liste datée des candidats présentés est dans le dossier, prête pour un cas de contournement. Voir aussi : le simulateur d'honoraires · choisir un ATS pour un cabinet belge · toutes les ressources.
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Réserver une démoMis à jour le 21 septembre 2026.
Le plus souvent entre 15 et 25 % du salaire brut annuel du candidat placé pour du recrutement classique, 25 à 33 % en chasse de cadres dirigeants. Le pourcentage baisse avec le volume confié et l'exclusivité, monte avec la rareté du profil. Il se négocie et s'écrit dans la convention avant la première présentation de candidat.
Sur ce que la convention dit. La pratique courante est le salaire brut annuel de base à l'embauche, primes et avantages exclus ; certains cabinets facturent sur le package (voiture, bonus, chèques-repas inclus). Sur un profil de 60 000 € de fixe et 12 000 € d'avantages, la différence à 20 % est de 2 400 € HT. Une ligne dans la convention évite la discussion.
Le fait générateur usuel est la signature du contrat de travail par le candidat, avec facture à cette date et paiement à 30 jours. Un acompte à la signature de la convention (souvent 20 à 30 %) ou un retainer en trois fois pour la chasse sécurisent le cabinet. En Belgique comme en France, le délai de paiement entre entreprises est encadré par la loi et le retard ouvre droit à des intérêts et à une indemnité forfaitaire.
L'engagement du cabinet, si le candidat quitte le poste ou est licencié pendant une période donnée (3 mois le plus souvent, parfois 6), de présenter un remplaçant sans nouveaux honoraires, ou de rembourser une partie proportionnelle. La convention doit préciser la durée, les cas exclus (licenciement économique, modification du poste) et l'alternative remplacement / remboursement.